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chnager de métier c'est possible

Changer de métier, c’est possible, la preuve !

Temps de lecture : 5 minutes

« Mais pourquoi je l’écoute encore une énième fois ? Qu’est-ce qu’elle/il est pénible à toujours se plaindre ! J’en ai marre de son cynisme à deux francs six sous ! Si ton job ne te plait plus alors fais autre chose ! Prend une année sabbatique, fais une formation, change de métier. Je t’en prie arrête de te plaindre !

Changer de métier est possible, prend le risque d’être heureux en exerçant un autre métier ou simplement en changeant d’entreprise …

Je n’avais pas prévu d’écrire ce billet. J’avais planifié une séance d’écriture sur ce que l’on nomme les Soft Skills (compétences dont on parle peu et qui pourtant sont celles qui nous font déplacer des montagnes) ; promis, ce sera pour le prochain numéro. J’ai préféré vous faire un cadeau … suspens … Il va falloir avant, me faire confiance et lire ce billet d’humeur jusqu’au bout !

Donc, reprenons … c’est l’histoire d’une oeuvre d’art …d’art d’art… non je m’égare…

C’est l’histoire d’une collaboratrice passionnée par son job, manager au sein d’une grosse boite remplissant une mission de service public. Dix années s’écoulent, tout va bien dans le meilleur des mondes. Elle est fière de la mission pour laquelle elle a été recrutée, elle aime son métier, elle le défend bec et ongles … il y en a même qui disent « qu’elle joue du piano debout » non … je plaisante ! Elle a l’amour du maillot et, cerise sur la gâteau, elle se débrouille plutôt pas trop mal pour embarquer, motiver et faire grandir ses collaborateurs. Enfin, précision qui peut avoir son importance : l’attachement à sa boite dépasse largement le champ professionnel, elle y a rencontré des gens merveilleux ! Elle apprend, entreprend, innove, évolue… Bref son job la passionne et elle le lui rend bien.

Mais … (noter qu’il y a toujours un « mais » qui se cache quelque part).

Pattatrac tout s’effondre !

Pas d’un coup, ce serait trop fastoche ; petit à petit … Pourquoi ? Non pas pour des problèmes de résultat, ni même de conditions de travail (elle juge qu’elle gagne plutôt bien sa vie) mais pour des raisons de perte de sens et de reconnaissance !

changer de métier

Une petite voix commence à chuchoter dans le creux de son oreille :

  • « A quoi tu sers » « Tu pourrais te déguiser en vahiné (femme tahitienne) et danser le Tāmūrē dans les bureaux, personne ne tiquerait ? »
  • « Regarde : tes performances n’intéressent que toi ?  »
  • « De toute façon, comme as dit ton N+1 : tu es une passionnée et tu n’as pas besoin de reconnaissance !« 

Ces pensées parasitent et rongent petit à petit son plaisir au travail. Toujours au front, elle s’accroche, se débat et met en place un plan d’attaque. Prendre le temps d’en parler avec ses collègues, ses amis, sa DRH… Mobiliser ses heures de DIF, histoire de prendre l’air et de prendre en charge le développement de ses compétences et … Réfléchir…

  • Peser le pour et le contre…
  • Qu’est-ce que je gagne, qu’est-ce que je perd ?
  • Qu’est-ce que je veux vraiment ???

Au final après 12 mois de réflexion, la réalisation d’un bilan de compétences et de lutte acharnée « J’me lance / j’me lance pas » : BYE BYE !!!

se lancer dans l'inconnu

Au diable le soi disant confort d’un job à vie ou d’une hypothétique promotion dans les cinq ans ou encore « ma fille garde ton job et reste indépendante ». « J’mets les bouts et je me lance ! Même pas peur » (tu parles, j’ai la trouille au ventre !)

Et me voilà … j’ai repris mon métier de recruteur avec en plus une activité qui me tient à coeur, celle de coach en gestion de carrière, comprenez, j’aide les gens à changer de métier, d’emploi ou d’entreprise.

Après bientôt un an, une nouvelle vie professionnelle, de nouveaux challenges (… et pas des moindres puisque mon salaire en dépend) je suis en train de vous écrire pour vous dire :

« Qu’il est bon de s’épanouir dans son job, de vivre de nouvelles expériences, de faire de nouvelles rencontres et qu’elle est douce cette sensation de savoir pourquoi on se lève tous les matins ! »

Vous l’avez compris pour moi le plaisir au travail est bien plus qu’une sensation ou qu’un ressenti. C’est une responsabilité qui nous incombe à tous : collaborateurs et DRH.

Quand le plaisir au travail s’effrite et disparait : il est urgent d’agir !

Sortez de votre zone de confort, plongez dans l’inconnu. Soyez curieux et laissez vous tenter par de nouvelles expériences, de nouvelles rencontres ! Après avoir trouver votre nouvelle  voie personne ne pourra vous arrêter !

Etes-vous un manager ? Alors là ! Ce n’est même plus une question personnelle. De votre plaisir au travail va dépendre votre performance managériale. Comment voulez-vous embarquer votre équipe si vous même vous n’y croyez plus ?

Autrement dit « Aimer son job » est une compétence managériale essentielle !

Nous recruteurs, nous pistons à la loupe les leviers du « Plaisir au Travail » dans les yeux, la posture et les verbatims de nos candidats…

Bravo ! Vous êtes arrivé à la fin de ce billet …

changer de métier ebook

C’est à présent le moment de vous récompenser … Roulement de Tambours …

Chers lecteurs, nous vous offrons notre « Kit de Survie du Plaisir au Travail » ! Il suffit de cliquer sur l’image du dessus.

Vous avez été nombreux à réagir à nos articles sur ce sujet. C’est pourquoi, Marc (chasseur de tête et co-auteur de ce blog) et moi avons co-écrit cet e-book. Vous y trouverez des illustrations, des témoignages et des initiatives d’entreprises innovantes qui conjuguent plaisir au travail et performance collective.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter des tonnes de plaisirS au travail. Des petits et des grands … des fugaces et des durables…

Bref, épanouissez-vous dans votre job sinon changer de métier. 

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Passé les 15 ans de carrière, il peut être difficile de se réinventer. Je vous accompagne pour définir le plan d’action qui donnera un nouvel élan à votre carrière.

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Merci pour votre lecture et à bientôt,

PS : cet article date de 2014, depuis le nombre de mes clients grandit chaque année, et mon plaisir au travail ne cesse de grandir… comme quoi j’ai bien fait !

Crédit photo : Photl.com + Hermès

37 réponses

  1. Excellent article très personnel. Un réel plaisir à vous lire et une jolie aspiration positive.
    Un peu différent dans l’esprit mais l’objectif est le même prendre son pied au travail 😉 http://kifftonjob.com

  2. Bonjour!
    J’ai vraiment pris du plaisir à lire cet article qui donne espoir et confiance à tous les timides qui n’osent pas sauter le pas du « je quitte mon taf »!
    Il est motivant de voir que l’épanouissement au travail existe réellement!
    Il y a deux mois à peine, je quittais mon emploi car il ne correspondait ni à mes compétences ni à mes aspirations. J’ai longuement hésité car malgré tout, ce poste m’assurait une sécurité financière et soyons francs, personne n’aime se retrouver au chômage.
    Pourtant plus le temps passe, et plus je me dis que j’ai fait le bon choix.
    D’une part, j’ai pu faire le point sur ce que je souhaite réellement, j’ai rencontré diverses personnes dans la même situation que la mienne, j’ai repris confiance en moi. Aujourd’hui je suis prête, (audacieuse et téméraire!) à saisir la première opportunité qui correspond réellement à mes ambitions!

  3. Ce billet est plutôt positif et montre qu’il faut toujours garder espoir. Nombreuses sont ces personnes qui, au début enthousiasmées par leur métier, se rendent compte que finalement, tout n’est pas si rose qu’elles le croyaient. La reconnaissance est effectivement la motivation principale d’un emploi, elle résulte d’un besoin humain.

    Lorsque cette sensation apparaît, on pense que c’est une étape, que tout ira mieux le lendemain ou dans quelques temps… Mais quand rien ne change, il faut avoir le courage de sauter le pas, afin de ne pas s’enfermer dans une spirale. Le réflexe de Pavlov s’illustre ici par l’accompagnement d’un sentiment de malaise, voire d’inutilité, au lever tous les matins. Il est alors nécessaire de briser cette routine néfaste non seulement à notre efficacité, mais également à l’épanouissement personnel.

    Nous passons une grande majorité de notre vie à travailler, alors autant faire quelque chose qui nous plaît réellement. La motivation à faire notre job se ressentira forcément et notre travail n’en sera que meilleur !

    1. Merci pour votre commentaire Cécile …

  4. Quelle belle introspection vous faîtes ici, il est vrai qu’une telle décision est difficile à entreprendre d’une part, et c’est toujours un risque derrière pour trouver un emploi qui nous plaît et nous force à se lever tous les matins !

    C’est bien regrettable pour les salariés qui sont actuellement dans cette situation. Pour l’avoir vécu, le plus difficile pour moi c’est de se séparer de son entreprise, de cet attachement organisationnelle qui s’est crée. Même si nous trouvons plus une source d’enrichissement personnelle ou d’épanouissement dans son travail, l’attachement lui il reste … un peu comme lorsqu’on doit se séparer de son copain ou de sa copine ! 🙂

    Raphael

  5. Merci Caroline pour votre billet,

    Moi aussi je me suis reconnue dans votre histoire, un jour on se lève et on se dit: « ma fille réveille toi, les choses n’arrivent pas toutes seules! » On n’a qu’une vie, il faut la prendre en main. Alors j’espère que la suite de mon aventure sera aussi positive que la vôtre, pleine de surprises, de rencontres, de découvertes!

    1. Merci Elise ! Nous sommes les acteurs de nos vies. On passe trop de temps à travailler pour gaspiller cette énergie dans un emploi vide de sens.
      Au plaisir de vous rencontrer,
      Caroline

  6. Ce billet très intéressant me ramène 12 ans en arrière lorsque j’ai prix la décision de prendre du recul avec mon entreprise : perte de sens, de motivation et surtout des valeurs auxquelles je n’adhérais plus. En tant que manager je perdais le sens de ma mission et je ne me voyais plus continuer de cette façon. J’ai alors pris un congé sabbatique pour étudier mon projet de consultante, j’ai solidifiée ma nouvelle posture avec 2 années de congé pour création d’entreprise (le bénéfice d’être dans une grosse boite) pour décider au final de rompre définitivement le lien, sans regret. Aujourd’hui 12 ans après je suis toujours aussi heureuse d’avoir pris cette décision qui me permet d’être fidèle à mes valeurs, de donner du sens à mon travail même si ce n’est pas toujours facile.

    1. Merci Josiane et bravo pour votre parcours qui confirme l’intérêt de s’écouter et ensuite de se donner les moyens d’atteindre ses objectifs…
      Au plaisir d’échanger à nouveau avec vous,
      Caroline

  7. Merci pour votre enthousiasme et votre humour que j’ai pu percevoir à travers cet article. Vous parlez d’un sujet qui nous est tous cher : celui de l’amour de son travail. En effet, c’est tellement important comme vous le dites « d’aimer son job », et malgré tous les doutes, toutes les inquiétudes vous avez décidé de foncer pour un métier dans lequel vous vous sentez bien et heureuse et pour cela je vous dis bravo. Mais finalement que ferions nous sans prendre de risques aujourd’hui ? La vie n’en serait que bien triste et en voyant votre épanouissement dans ce billet, cela ne me donne qu’une envie, celle de découvrir le métier pour lequel j’aurais le plaisir de me lever le matin et même si je ne suis encore qu’une simple étudiante !

    1. Merci Noémie !

  8. Votre expérience est intéressante… et stimulante ! cela donne matière à s’interroger sur le sens de nos actions et de leur concordance avec nos aspirations profondes.

    Toutefois, l’alternative « au plaisir perdu dans son job », n’est pas toujours, selon mon point de vue, de quitter son job pour aller créer sa boîte, c’est aussi quitter son job pour en reprendre un dans une autre boîte. Et cela ne veut pas dire nécessairement rester dans « sa zone de confort », puisque ce curseur est avant tout personnel.

    Changer de job, donc, mais encore faudrait il que les vase communiquant se fassent. Or ils ne sont ni encouragés, ni facilités.
    Il y a toujours des personnes qui aimeraient partir d’une entreprise (objectifs atteints, envie de faire autre chose, d’aller dans un autre secteur d’activité … ) et d’autres qui seraient ravis d’y rentrer.
    Mais le manque de flexibilité à l’embauche et le manque d’audace ne facilitent pas ce turn over naturel.
    Le problème est d’OSER prendre des risques mais pas seulement du côté des candidats potentiels à l’entrée ou à la sortie, mais aussi des recruteurs qui ne cessent de vouloir recruter les mêmes profils.
    Recruter le parfait clone, évite à la fois la prise de risque et le potentiel d’une véritable « pépite ». Et entre les 2, la décision revient inéluctablement à minimiser la prise de risque, plutôt que de prendre celui de « la nouveauté ou du changement ». On préfère le « standardisé » plutôt que la « diversité ».
    Issue du marketing, diplôme en poche, au début de ma carrière, ma responsable m’a avouée quelque temps après avoir été embauchée que j’avais été écartée des candidats potentiels par le cabinet de recrutement juste au prétexte que je n’avais pas fait HEC, ESSEC, ESCP, alors que son cahier des charges était basé sur des compétences requises et en aucun cas sur une typologie de diplômes.
    Cette « barrière officieuse » à l’embauche se déplace dans la suite de votre parcours, lorsque vous êtes confirmé et que vient le temps de vouloir changer de secteur d’activité. Et même sur des fonctions marketing, où pourtant l’innovation est censée être adulée, l’embauche se fait rarement en transversale.
    Dans la pharmacie, on vous explique que si vous n’avez jamais travaillé dans cet univers, vous ne pourrez pas y travailler, idem dans les cosmétiques, le textile et ainsi de suite… Et que dire d’un candidat qui aurait travaillé dans le transport ou le BTP et qui voudrait aller dans le luxe ? Inconcevable. Vous avez travaillé sur des cibles BtoB, vous souhaitez aller sur un univers BtoC ? Impensable. Comme si l’analyse des besoins et le développement des offres avaient un genre…
    Alors, on prend les mêmes et on recommence.
    Bien sûr c’est un peu schéma un peu caricatural, mais cela reflète pour la majeure partie la réalité du marché professionnel d’aujourd’hui. Il suffit de lire les annonces d’offres emploi pour s’en rendre compte.
    Dans certains univers, on en arrive donc à recroiser toujours les mêmes personnes où finalement tout le monde se connaît.
    Bousculer ces codes, et décloisonner permettraient de redonner du souffle dans les entreprises et dans les équipes et raviver aussi le plaisir de travailler.

    1. Bonjour Emilie et merci pour ce plaidoyer en faveur de plus d’ouverture en matière de recrutement.
      Je partage également votre appel à plus de flexibilité et d’audace !

      Ceci étant, en ouvrant ce blog nous nous sommes promis (mon co-auteur et moi) : « pas de langue de bois », et oui, il nous arrive tous les jours de refuser des candidats qui ne sont pas issu du secteur de nos clients !
      Nous savons que « manager » que ce soit dans la pharmacie ou le BTP reste « manager » : écouter, accompagner, faire évoluer, entraîner, motiver, fédérer … ce sont des pratiques communes à tous les Managers.
      Mais pour autant …
      A titre d’illustration, je recrute ce jour un directeur des ventes qui va être à la tête d’un collectif de 80 collaborateurs dans un circuit spécialisé de distribution B to B (qui plus est dans un contexte social « sensible », sur un marché archi concurrentiel, et dans une organisation ayant connue récemment une fusion). La connaissance des clients finaux est indispensable pour ce futur Manager des ventes. Il ne va pas avoir le temps de s’approprier les us et coutumes de son nouveau marché et sera plongé immédiatement dans la réalité. Mon client me paie pour que je lui trouve le candidat qui, une fois en poste, donnera du sens, définira le cap, gérera des situations sociales exigeantes, anticipera de nouveaux marchés… Et croyez moi, parfois nous avons tenté de faire bouger les lignes et d’argumenter sur la « transférabilité » d’une expertise métier à une autre… Mais voila, parfois celle-ci ne peut pas s’opérer ou sera trop longue à prendre forme…

      Donc, oui Emilie, arrêtons d’opposer des barrières de type formation initiale, cela n’a plus de sens ; d’autant plus à une époque où la formation tout au long de la vie n’est plus un rêve mais un fait ! En revanche, si une personne souhaite zapper de secteur d’activité, à elle de construire des ponts via des formations, des stages ou encore des périodes d’immersion, afin de pouvoir ensuite capitaliser ces expériences et les valoriser auprès des recruteurs du secteur visé.

      Je vous remercie encore une fois Emilie pour votre retour !

      Au plaisir de vous lire

      Caroline

  9. Merci Caroline,
    Je partage votre point de vue. Quand on aime s’impliquer, autant trouver du sens dans son action.

    On connait différents stades dans sa vie ; les aspirations évoluent selon son âge et ce que l’on a déjà vécu. J’en ai fait l’expérience et voici mon témoignage : J’ai quitté le monde des agences de publicité et des produits de grande consommation après 5 ans, et me suis orientée vers la communication institutionnelle pour des causes ou produits me tenant plus à cœur : logement social, produits high-tech. Après 10 ans dans ce domaine, je me consacre maintenant à la formation continue dans différentes disciplines du management. Il me reste à confirmer ce récent tournant par une situation plus stable/complète.

    Le pas peut être difficile à franchir quand on sait que le retour en arrière n’est pas toujours possible. D’autant plus quand les recruteurs frileux cherchent avant tout quelqu’un qui a déjà l’expérience à répliquer.

    Une chose est sûre : en changeant de cap, on découvre toujours de nouveaux horizons !

    1. Isabelle je vous remercie pour votre retour…

      Il me semble que vos diverses expériences constituent justement ce qui fait de vous une formatrice de qualité. Vos différentes vies professionnelles musclent vos aptitudes d’adaptation, aiguisent vos sens et crédibilisent vos actions et vos prises de parole.

      Je vous souhaite beaucoup de réussite, de plaisir et d’épanouissement dans cette nouvelle aventure !

      Bien à vous
      Caroline

  10. Quelle magnifique intervention !
    Oui, comme la chance, le bonheur au travail est une compétence …
    Quelle que soit la situation de travail …

    1. ++++ Oui Oui et Re-Oui !!!

  11. Bonjour,
    Merci pour votre article et j’ai eu plaisir à lire vos articles sur votre blog. J’ai beaucoup aimé.
    Voici mon commentaire sur « Je kiffe mon taf »! J’étais une salariée très heureuse dans mon ancien emploi pour différentes raisons. J’avais le sentiment d’être épanouie dans mon emploi de formatrice, j’appréciais mon environnement de travail, mes collègues, mon supérieur hiérarchique qui prônait le management participatif, chaque situation de face à face pédagogique était différente, je cherchais vraiment à être meilleure à chaque cours. Bref, je disais souvent j’adore mon métier.
    Et, il y a 8 mois, j’ai été recruté sur un nouveau poste.
    J’ai pris une claque! J’aimais mon ancien travail mais aujourd’hui je suis absolument enthousiaste! Des nouvelles missions, une nouvelle façon de travailler, des collègues dans l’esprit de la collaboration, un manager à l’écoute, des rencontres chaque jour plus riche…. et plus encore. Sans vraiment m’en rendre compte je vis mon job du matin au soir, et week-end compris, je suis sans cesse en veille pour être dans cet emploi aussi la meilleure.
    Je n’ai jamais pris le temps de réfléchir à ce que m’apporte mon emploi et c’est grâce à votre article que je comprends qu’aimer son travail est une compétence.

    1. Bonjour Elodie,
      Merci pour votre témoignage il va au-delà de ma réflexion et je m’en réjouis ! Vous avez raison « prendre plaisir à son travail » est une compétence tout court et pas uniquement pour les managers.
      Un salarié qui aime son travail va d’autant plus évoluer et développer ses compétences !
      Au plaisir d’échanger à nouveau avec vous,
      Caroline

  12. Merci ,pour cet écrit … Brillant qui donne l’elant d’avoir envié de vivre l’aventure de nouveaux horizons de travail .

    1. Merci à vous Myriam pour votre gentil retour !
      Caroline

  13. Le récit d’une expérience enrichissante. Très bon billet, inspirant pour tous ceux qui se trouvent encore des excuses. Il n’appartient qu’à nous de changer les choses. Cela n’a rien à voir avec une quelconque confiance en soi mais simplement de se dire « si je veux, je peux » c’est un fait.
    Merci pour ce partage et j’espère te voir te dépasser, partager et prendre plaisir dans ton travail encore durant de nombreuses années.

    1. Merci à toi Maud ! J’espère que tu écouteras toujours ta petite voix au-dessus de ton épaule : « aime ton travail et le reste suivra ! »
      B++
      Caroline

  14. Mon beau frère et patron d’une PME ( auto école) il entend beaucoup de chose dans sa voiture.
    Récemment il me disait « on dit que les gens qui quittent leur boulot – quand ça ne va plus- ont du courage, mais c’est ceux qui restent alors que rien ne va plus qui ont du courage! »

    J’adhère pour être partie deux fois en 4 ans ( la première fois d’une très grosse boite, le seconde d’une TPE pour me mettre à mon compte) avec les nuances suivantes:
    – il y a des situations personnelles qui laissent peu de choix ( je ne vais pas décliner toutes les galères que le vie peut apporter au niveau de la santé physique, affective ou économique…)
    – le travail sur soi est nécessaire en amont d’un changement car effectivement comme le souligne Anne, ça tangue parfois 😉
    – tout le monde n’a pas comme motivation principale la curiosité et/ou la liberté !
    Alors faisons attention à ne pas coller notre modèle à tout le monde, nous qui avons besoin de plaisir et de cohérence, veillons à être ouvert, tolérant voire bienveillant sur les situations qui nous paraissent insupportables, posons nous alors la question: insupportable pour qui ?

    Bien à vous
    http://www.ageqi.fr

    1. Bonjour et merci pour votre retour !
      Vous avez raison, nous avons tous des leviers de motivation différents.. L’essentiel est de les identifier et ensuite de se rappeler ce qui fait sens pour soi !
      Cela demande parfois du temps et dans tous les cas une capacité à l’introspection et à l’honnêteté.
      Encore merci pour votre témoignage.
      Au plaisir de vous lire à nouveau
      Caroline

  15. Bonjour Caroline,

    Merci pour votre billet criant de vérité. J’apprécie le ton décalé, léger et qui dit pourtant une vérité que personne n’ose dire.

    Sociologue et auteur de l’enquête sur la reconstruction post burnout, je confirme votre vison des choses et je vous félicite.
    Audelà de l’humour qui se dégage du titre, c’est un cri d’alarme que je vous invite à poursuivre. Il est temps d’écouter la minorité silencieuse : celle qui s’éclate dans son job (eh oui, j’en ai recontré). Le burnout ou le bore out peut sauver des vies…professionnelles et personnelles.

    Dans mon enquête ressorte 3 profils de survivants après leur burnout. C’est la preuve qu’on s’en sort. Les autres… ma foi : se plaignent, subissent et se vident.

    1- Le plus dur est de dire STOP. : c’est la 1er chose qu’on fait les cadres victimes pour elles (..enfin ! et non plus pour leur entreprise qui ne les même respecte pas).

    2- La 2ème chose est de laisser le temps en jachère pour faire éclore des idées, SES idées, celles qui font échos à SES besoins. Car la majorité des victimes que j’ai retrouvé avaient depuis longtemps oublié leurs besoins essentiels hypnotisées par les injonctions paradoxales de l’entreprise.

    3-La 3ème chose est de croire en soi et de suivre sa route sans se retourner : maudire, se plaindre, craindre ne sont que des luttes aux repères faisandés. C’est très français, mais franchement, y a mieux pour avancer. Vous avez une idée, testez-là, ce n’est pas la bonne, changez. Chouette, vous trouverez encore mieux !

    4-La 4ème chose est de s’entourer des bonnes compétences (celles que les autres ont que l’ont à pas pour l’enrichissement respectifs).

    Bref, dans ma carrière de 15 ans, j’en ai vu des talents gachés, c’est inacceptable ! Alors qu’il est si simple de dire ce qu’on veut, de demander et de suivre son instinct. Nous sommes devenus des macro-céphales et notre 2ème cerveau (le ventre) est en danger. Retrouvons nos envies, nos choix : le terrain de jeu est vaste et… la vie professionnelle de plus en plus longue.

    Continuez votre blog, il est rafraichissant !

    Bien à vous.
    Sabine Bataille

    Auteur : « Se reconstruire après un burnout : les chemins de la résiliences ». InterEditions. 2013

    1. Bonjour Sabine,
      Un grand merci pour votre retour…
      J’adopte votre plan d’action en 4 actes !
      (merci pour la référence concernant votre ouvrage…)
      Au plaisir de vous lire à nouveau,
      Caroline

  16. Oui Forrrrmidable.
    Pour ma part, même si je décolle à peine avec des missions de formatrice consultante en RH, de coach en mémoire de master et d’écrivaine à heures perdues, j’ai également ce plaisir toujours renouvelé de faire tout un tas de rencontres, de découvrir combien les coeurs humains sont riches, combien l’entreprise et son cynisme n’étaient plus pour moi. Oui, j’aimais mon travail mais j’avais perdu son sens. Je dis aujourd’hui que je suis sortie du congélateur. Ca n’a pas été sans douleur mais aujourd’hui : je vis.

    1. Merci Anne pour votre témoignage poignant et si juste… Caroline

  17. Bonjour, un bain de fraicheur, c’est que l’on ressent quand la décision prise, les premières actions engagées, on se dit: « çà y est, on est lancé(-e)! » Il n’en faut pas plus pour un dopage en règle et tout à fait légal.
    Que l’on change sa façon de penser son travail on qu’on change d’orientation et de façon de s’y prendre: on y croit et de toutes les façons, pas de couteau réellement sous la gorge, c’est nous qui avons choisi! Donc, on ne chipote pas, on prend son bâton de pèlerin et en avant marche. On aime ce que l’on va faire car on en a déjà retiré beaucoup de plaisir dans un autre monde, à une autre époque!
    En tous les cas, je suis pour le changement (en bien, en meilleur s’entend) et quand ce changement vous permet de faire vraiment ce que vous souhaitez alors on ne compte pas et c’est en cela que c’est « formidable »: on ne compte pas!
    Bien du plaisir à tous ceux qui ont fait, font et feront ce qui leur plait!

    1. FORRRMIIIIDABLEEEE ! (à la Stromaé svp)
      Oui oui on ne compte pas … et cela nous donne des ailes ! Merci Virginie de votre commentaire enthousiaste et combien juste.

  18. Amélie MARTIN GOURMAND

    Conseillère en transaction immobilière chez Century 21

    Je me retrouve tout à fait, dans ce que vous décrivez au jour d’aujourd’hui. Et j’adore la manière dont vous avez relaté, abordé cette remise en question. Bravo

    1. Merci Amélie pour votre sympathique retour !

  19. Merci pour votre billet Caroline, de l’optimisme, ça fait du bien.
    Tout à fait salutaire (et nécessaire) en effet de se remettre en question, de (re)trouver du sens et du plaisir dans son travail et d’être en accord avec ses valeurs, d’être vivant quoi !
    Changer de boîte, faire le grand saut, se former, c’est génial mais sauf à créer sa propre activité, pas toujours simple ensuite de valoriser un changement de métier, d’orientation, de positionnement auprès de recruteurs qui privilégient trop souvent les parcours linéaires et formatés.
    Alors vive les recruteurs créatifs !

    1. Merci Laurence !
      Oui oui oui nous devons faire bouger les lignes.
      Vous avez raison mais cela parfois, est difficile et demande du temps et de la pédagogie !
      Au plaisir de vous lire à nouveau…
      Caroline

  20. Bravo d’avoir sauté le pas. Moi j’essaie de trouver un poste pour évoluer et mettre à profit mes compétences, mon savoir faire et ma motivation. Je me suis investie pour me former avec un CIF.

    Il est vrai qu’aujourd’hui le confort de nos vies est important mais il est primordial d’après moi de savoir prendre ce recul nécessaire pour remettre les choses à leur place et voir où sont nos vrais priorités…en attendant ….

    1. Merci pour votre commentaire !
      Oui remettons les « choses à leur vraie place ! ».
      Au plaisir de vous lire à nouveau,
      Caroline

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